Un détour par le Tyrol, un voyage vers l'Autriche et vous rencontrez Maous. Mon amie Mado est passionnée de peinture et moi d'écriture... une association pour le plaisir des mots et des couleurs sans oublier l'harmonie au coeur du mandala.
"Que faisiez-vous au temps chaud ?" demandait notre amie la fourmi à la cigale.
" - Nuit et jour, à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez ? J’en suis fort aise :
Eh bien ! Dansez maintenant."
Jean de la Fontaine. Fables.
France. 1621 -1695.
Et bien, je la prends au mot !
Si on dansait dans les rues ! Si aujourd'hui on se laissait aller à faire un petit tour avec ces Schuhplattler, danseurs tyroliens de danses folkloriques !
Le nom " Schuhplattler " remonte vers le milieu du 19ème Siècle. D'après une théorie controversée, le Plattler viendrait de l'observation de la danse du grand tétras des Alpes. Mon Schuhplattler dit bien que c'est vraiment une idée bizarre car cette danse a été initée, foi de Tyrolien, par les bucherons qui entre deux pièces de bois se divertissaient en se tapant sur les cuisses en rythmant des chansons.
En fait, le Plattler a toujours été une danse de couple car cette danse est faite pour impressionner les jeunes filles. La forme a d'abord été libre et sans règle. Aujourd'hui, elle est réglée comme du papier à musique : le 3/4 de temps permet au jeune garçon des séquences de sauts et des mouvements avec les hanches au rythme de la musique.
Il plattelt, c'est-à-dire qu'il tape sur ses cuisses et sur les semelles de ses chaussures, frappe dans ses mains et tappe du pied par terre.
A la fin, une valse en ronde avec sa Dirndl (la jeune fille choisie) permet au jeune garçon d'honorer sa belle.
Et si on passait l'été à chanter et à danser ?
Vidéo réalisé par Inns'Bruck