Un détour par le Tyrol, un voyage vers l'Autriche et vous rencontrez Maous. Mon amie Mado est passionnée de peinture et moi d'écriture... une association pour le plaisir des mots et des couleurs sans oublier l'harmonie au coeur du mandala.
Le cymbalum joué par deux musiciennes sur le marché artisanal de Seefeld (Tyrol, Autriche)
Cet instrument (famille des cordophones plus précisément de la famille des cithares), dont l'origine remonte au santour perse vers le XIIe siècle, apparaît en Europe, dans les pays germaniques, dès le XIVe siècle sous le nom de « hackbrett ». Il fut certainement apporté par l'avancée de l'Empire ottoman et d’autre part par les cymbalistes tsiganes, peuple migrant depuis l'Inde (il existe en Autriche des minorités de Roms et Sintés).
Formé d'une caisse de résonance trapézoïdale en bois, sur laquelle reposent des séries de chevalets (soudés généralement), le cymbalum est serti d'une centaine de cordes métalliques, frappées à l'aide de petits marteaux ou mailloches tenus entre les doigts.
Comme tous les instruments à corde, celles du cymbalum étaient en boyau, puis, avec le développement de l'industrie textile de la fin du Moyen Age, les cordes en acier commencèrent à prendre progressivement le relais.
Jeunes musiciennes jouant de la flute traversière, de la harpe, de la contrebasse, de la guitare et du cymbalum.
C'est cinq instruments sont souvent joués à la maison, pour se distraire.
Cet instrument particulier est souvent joué par des femmes qui soit pincent les cordes (le cymbalum est alors appelé « psaltérion »), soit les frappent avec des petites baguettes en bois tenu entre l'index et le majeur (le cymbalum est alors appelé « tympanon »). La musique traditionnelle jouée en famille s’appelle Hausmusik (la musique à la maison). La Musikstubn est beaucoup plus folklorique.