Un détour par le Tyrol, un voyage vers l'Autriche et vous rencontrez Maous. Mon amie Mado est passionnée de peinture et moi d'écriture... une association pour le plaisir des mots et des couleurs sans oublier l'harmonie au coeur du mandala.
De nombreux domaines skiables tyroliens ont souvent, à côté des pistes de ski alpin, une piste de luge. Soit on y accède par les remontées mécaniques, soit à pied… en montant, montant… sans souffler, gémir, ronchonner car le contact avec la nature est le plus important. Durant la montée vous pouvez parfois observer des bêtes sauvages si vous ne faites pas de bruit : la biche farouche, l’écureuil en quête, la mésange huppée… se laisseront observer.
Refuge de Nößlach (Tyrol, Autriche) (Copyright MA 2009)
Tous les refuges offrent des pistes formidables qu’ils entretiennent toute la saison hivernale en y passant un rouleau… le plus souvent un rouleau fait maison garni de pneus et tiré par un tracteur.

Les pentes sont très différentes les unes des autres et il n’est pas rare de rencontrer des pentes à plus de 25 %. La descente n’en sera que plus rapide. Les soirs de pleine lune, de nombreux tyroliens convergent vers les refuges pour une soirée entre amis et une descente au clair de lune.
La luge fait sa grande entrée en compétition en 1964 aux jeux olympiques d’Innsbruck (Autriche) mais les premières compétitions ont lieu en Suisse vers les 1880. Mais celle dont je vous parle aujourd’hui, est la bonne vieille luge fabriquée par des artisans qui veillent à une reproduction fidèle du vieux modèle en bois.
Les luges sont normalement fabriquées en frêne, un bois dur mais élastique. Il est résistant et supporte des fléchissements et des torsions. Le morceau de bois choisi ne doit pas avoir de nœud pour pouvoir être courbé sans casser. Le bois va d’abord être passé dans un bain de vapeur pour être rendu plus malléable. Il est ensuite introduit dans une machine qui va le forcer à se courber. Après avoir atteint la cambrure nécessaire, il part au séchage pendant trois semaines, maintenue en place dans des gabarits pour préserver sa forme acquise lors du passage dans la machine. Le secret est dans la régularité des deux longerons parallèles (où se fixe les patins). En règle générale, on applique un peu de protection sur le bois (rarement de la peinture), un verni et les patins de métal peuvent être fixés. En route pour l’assemblage, le tressage de l’assise et la mise en place de la petite corde pour tirer votre équipement au sommet.
L’instant décisif arrive… des années de plaisir, que dis-je des décennies de descentes endiablées…
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