Un détour par le Tyrol, un voyage vers l'Autriche et vous rencontrez Maous. Mon amie Mado est passionnée de peinture et moi d'écriture... une association pour le plaisir des mots et des couleurs sans oublier l'harmonie au coeur du mandala.
La garde impériale prend en chasse les vendeurs d’oiseaux
A côté des cortèges des personnages traditionnels, qui font toujours partie du carnaval tyrolien, des chars s’intercalent dans la parade. Sur ces chars des scènes soit de la vie quotidienne soit du passé y sont jouées par les associations.

Aujourd’hui, je vous présente celui des vendeurs d’oiseaux. En effet, sous le règne de François-Joseph (1830-1916), cyniquement la vie n’était pas rose comme dans les films de Sissi et les fermiers étaient pauvres.
Pour survivre, ils braconnaient et attrapaient des oiseaux vivants qu’ils vendaient aux riches marchands. Plusieurs films et opérettes relatent cet épisode de l’histoire autrichienne.
Du haut de la cahute installée sur un magnifique char décoré de sapins, d’amanites et de cortinaires séchés qui continuent à sécréter leurs toxines et qui symbolisent la vie sauvage, un chasseur observe les environs. Les autres préparent les filets, les fils et les cages d’autres s’orientent et partent en forêt.
Au retour tout le monde est heureux, la chasse a été excellente et chacun raconte son aventure. Expressions triviales et chansons paillardes se succèdent accompagnées par la fanfare. Alors qu’ils se croient bien cachés dans la futaie, les gardes de l’empereur veillent. Ils arrivent sans crier gare. Une longue poursuite s’engage dans la forêt (dans la rue). Un des chasseurs s’approchent d’un visiteur qui regarde la parade de son jardin. Il pleure à la porte, se lamente, parlemente : « Il a sa famille à nourrir ». Ils demandent qu’on le cache. La police arrive. La fermière dans son jardin dit qu’elle peut jurer sur la bible. Elle ne cache personne !
Après le départ des forces impériales, le chasseur offre à la personne un coup à boire (encore un schnaps) et repart décidé à se venger de la personne qui l’a dénoncé. Pendant que cette scène se déroule, certains chasseurs sont pris en chasse par le chef d’escadrille. Clairement ils n’ont aucune chance d’échapper tellement les gardes sont en surnombre. Certains chasseurs sont condamnés pour braconnage, pas le temps d’écrire son testament, le procès est superflu. Mais ils s’échappent que dis-je réchappent de leur triste destinée…
En fait, le char repart suivant le défilé du carnaval. Clairement le chef d’escadrille n’est pas content. Il crie à tue-tête et il est tellement rouge que l’on a l’impression qu’il va faire une crise de nerfs. L’armée de sa majesté va et vient dans tous les sens, tourne en rond à la recherche des fugitifs. Le cortège repart suivi des musiciens…
Toutes les scènes ont été jouées sur environ 20 mètres avec plusieurs acteurs. Le tout est tellement bien organisé qu’il n’y a pas de temps mort. Les acteurs vont répéter inlassablement leurs rôles pendant environ quatre heures.
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