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Texte Libre

L'avent en Autriche

Mercredi 24 décembre 2008
- Publié dans : L'avent en Autriche
Nous avons ensemble, durant le temps de l’avent, redécouvert de nombreux contes des Frères Grimm et quelques uns d’Hans Christian Andersen... parfois oubliés, parfois encore vivants dans nos mémoires. Nous avons suivi au fil des histoires les personnages qui ornent les rues d'Innsbruck (Tyrol) durant l'Avent. Ils racontent des histoires sur l’amitié, la tolérance, l’acceptation de la différence chez l’autre, d’un côté les gentils de l’autre les méchants, les riches et les pauvres.

 

Les contes ne sont pourtant pas comme n’importe quelle histoire. Ils ouvrent le cœur, donne du courage aux petits et les fait tenir en place… De plus, les contes ont un effet éducationnel et ludique. Bref un super doping pour les petits cervelles !

 

Il y a quelques années encore les contes étaient jugés trop brutaux pour les enfants, faisant même peur, et avaient été relégués au fond des placards au profit des teletubbies et autres personnages futuristes.

 

Bien sûr, certains contes sont d’un autre temps mais les valeurs qu’ils véhiculent, les conflits et les solutions sont pourtant toujours de notre temps. Les bons sont victorieux et les méchants sont bannis. Blanche-neige peut se libérer de sa méchante belle-mère. Jean le chanceux montre que les biens matériels ne sont pas importants car il perd tout mais est malgré tout heureux. Dans le conte Dame Hiver, l’ordre et le travail sont récompensés alors que la fainéantise est punie.

 

Tout ce dont les petits ont besoins, c’est d’exemples qui leur permettent de calquer leur comportement et de comprendre la vie sociale. Ils apprennent aussi à rester concentrésr pendant que les adultes lisent et s’investissent, suivent l’histoire, posent des questions, trouvent des solutions et restent « sages » montrant l'intérêt de ces lecture pour eux.

 

Magie et créatures mystiques jouent un rôle important dans le développement créatif des enfants et leur permettent de contrôler leurs craintes. Les contes contemporains apportent beaucoup plus de réalisme aux histoires et vous me permettrez de glorifier les vieilles histoires pour leur sagesse et leurs principes ; ils ouvrent la porte à la tolérance pour d’autres cultures avec leur voyage dans le temps ou dans d’autres pays lointains.

 

Je vous remercie donc bien chaleureusement de m’avoir suivi dans cette aventure
dans les rues d'Innsbruck sur les pavés de la Märchengasse et de la Risengasse
et vous souhaite un bon réveillon.


Le valeureux petit tailleur 

Le nain Long Nez

Le Petit Chaperon rouge

Dame Holle

Cendrillon

La reine des neiges

La Belle au Bois Dormant 

Jean le chanceux

 Le roi Grenouille ou Henri de Fer

Rumpelstilzchen, le lutin 

Hansel et Grethel

Le lièvre et le hérisson 

Le Dauphin intrépide

Blanche-Neige 

Le jeune géant

La gardeuse d'oies près de la fontaine 

Le stoïque soldat de plomb 

Blanche-Rose et Rose-Rouge

Chat et souris associés 

Les présents des gnomes 

Ce que le Père fait est bien fait 

Demoiselle Méline, la princesse

Raiponce
Histoire de celui qui s'en alla apprendre la peur 






Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Mardi 23 décembre 2008
- Publié dans : L'avent en Autriche
23 décembre 2008 - 24e jour du calendrier de l’avent et donc le vingt-quatrième conte de Noël (dans la troisième semaine de l’avent)… Noël… c’est dans deux jours.

Histoire de celui qui s'en alla apprendre la peur (Märchen von einem, der auszog, das Fürchten zu lernen), un conte des Frères Grimm. Photographies prises sur le calendrier de l’avent grandeur nature dans la vieille ville d’Innsbruck (Autriche).

 

Un père avait deux fils; le premier était réfléchi et intelligent; il savait se tirer de toute aventure. Le cadet en revanche était sot, incapable de comprendre et d’apprendre. Quand les gens le voyaient, ils disaient: “Avec lui, son père n’a pas fini d’en voir.” Quand il y avait quelque chose à faire, c’était toujours à l’aîné que revenait la tâche, et si son père lui demandait d’aller chercher quelque chose, le soir ou même la nuit, et qu’il fallait passer par le cimetière ou quelque autre lieu terrifiant, il répondait: “Oh non! père, je n’irai pas, j’ai peur.” Car il avait effectivement peur. Quand, à la veillée, on racontait des histoires à donner la chair de poule, ceux qui les entendaient disaient parfois: “Ça me donne le frisson!” Le plus jeune des fils, lui, assis dans son coin, écoutait et n’arrivait pas à comprendre ce qu’ils voulaient dire. “Ils disent toujours: “Ça me donne la chair de poule! ça me fait frissonner! Moi, jamais! Voilà encore une chose à laquelle je ne comprends rien.”

Il arriva qu’un jour son père lui dit: “Écoute voir, toi, là dans ton coin! Tu deviens grand et fort. Il est temps que tu apprennes à gagner ton pain. Tu vois comme ton frère se donne du mal.” - “Eh! père,” répondit-il, “j’apprendrais bien volontiers. Si c’était possible, je voudrais apprendre à frissonner. C’est une chose que j’ignore totalement.” Lorsqu’il entendit ces mots, l’aîné des fils songea: “Seigneur Dieu! quel crétin que mon frère! Il ne fera jamais rien de sa vie.” Le père réfléchit et dit: “Tu apprendras bien un jour à avoir peur. Mais ce n’est pas comme ça que tu gagneras ton pain.”

Peu de temps après…

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Lundi 22 décembre 2008
- Publié dans : L'avent en Autriche
22 décembre 2008 - 23e jour du calendrier de l’avent et donc le vingt-troisième conte de Noël (dans la troisième semaine de l’avent)… Noël… c’est dans deux jours.

Raiponce (Rapunzel), un conte des Frères Grimm. Photographies prises sur le calendrier de l’avent grandeur nature dans la vieille ville d’Innsbruck (Autriche).

 

Il était une fois un mari et sa femme qui avaient depuis longtemps désiré avoir un enfant, quand enfin la femme fut dans l'espérance et pensa que le Bon Dieu avait bien voulu accomplir son vœu le plus cher. Sur le derrière de leur maison, ils avaient une petite fenêtre qui donnait sur un magnifique jardin où poussaient les plantes et les fleurs les plus belles; mais il était entouré d'un haut mur, et nul n'osait s'aventurer à l'intérieur parce qu'il appartenait à une sorcière douée d'un grand pouvoir et que tout le monde craignait. Un jour donc que la femme se tenait à cette fenêtre et admirait le jardin en dessous, elle vit un parterre planté de superbes raiponces avec des rosettes de feuilles si vertes et si luisantes, si fraîches et si appétissantes, que l'eau lui en vint à la bouche et qu'elle rêva d'en manger une bonne salade. Cette envie qu'elle en avait ne faisait que croître et grandir de jour en jour ; mais comme elle savait aussi qu'elle ne pourrait pas en avoir, elle tomba en mélancolie et commença à dépérir, maigrissant et pâlissant toujours plus. En la voyant si bas, son mari s'inquiéta et lui demanda : « Mais que t'arrive-t-il donc, ma chère femme ?


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Dimanche 21 décembre 2008
- Publié dans : L'avent en Autriche
21 décembre 2008 - 22e jour du calendrier de l’avent et donc le vingt et unième  conte de Noël (dans la troisième semaine de l’avent)… Noël est tout prêt.

Demoiselle Méline, la princesse (Jungfrau Maleen), un conte des Frères Grimm. Photographies prises sur le calendrier de l’avent grandeur nature dans la vieille ville d’Innsbruck (Autriche).

 Il était une fois un roi. Il avait un fils qui avait demandé la main de la fille d'un roi puissant. Elle s'appelait Méline et était admirablement belle. Mais son père avait refusé la demande du prince, car il avait déjà décidé de donner la main de sa fille à un autre prince. Or, les deux jeunes gens s'aimaient d'un amour tendre. "Je ne veux que lui," déclara Méline, "et je n'en épouserai aucun autre." Le père se fâcha et fit construire une tour à l'intérieur de laquelle pas un seul rayon de soleil ni la lueur de la lune ne pouvaient passer. Et il dit :
- Tu seras enfermée dans cette tour pendant sept ans ; ensuite, je viendrai, pour voir si ton obstination et ton entêtement ont été brisés.
On apporta dans la tour à manger et à boire pour sept ans et Méline et sa femme de chambre y furent emmenées et emmurées. Coupées de la terre et du ciel, elles devaient rester là, dans l'obscurité totale. Le prince venait souvent près de la tour et appelait Méline par son nom, mais le mur épais ne laissait pas passer sa voix.
Et le temps passa et selon la quantité de nourriture et d'eau qui restait, Méline et sa femme de chambre devinèrent que les sept années touchaient à leur fin. Elles pensaient que leur libération était déjà proche, mais aucun bruit de l'extérieur ne leur parvint. Elles n'entendirent pas des coups de marteau, pas la plus petite pierre du mur ne tomba. Elles n'avaient plus que très peu de nourriture et une mort atroce les attendait. Méline dit alors :...

 

Celui ci je ne le connaissais pas. Si vous voulez lire la suite... cliquez ici qui vous mènera sur un autre article de mon blog.

 

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Samedi 20 décembre 2008
- Publié dans : L'avent en Autriche
20 décembre 2008 - 21e jour du calendrier de l’avent et donc le vingtième conte de Noël (dans la troisième semaine de l’avent)… Noël approche à grands pas.

Ce que le Père fait est bien fait (Wie's der Alte macht, ist's immer richtig), un conte d’Hans Christian Andersen. Photographies prises sur le calendrier de l’avent grandeur nature dans la vielle ville d’Innsbruck (Autriche).

 

Cette histoire, je l'ai entendue dans mon enfance. Chaque fois que j'y pense, je la trouve plus intéressante. Il en est des histoires comme de bien des gens : avec l'âge, ils attirent de plus en plus l'attention. Vous avez certainement été déjà à la campagne, et vous avez vu de vieilles maisons de paysans.

Sur le toit de chaume, il y a des mauvaises herbes, de la mousse et un nid de cigognes. Ce sont les cigognes surtout qui ne doivent pas manquer. Les murs penchent, les fenêtres sont basses et une seule peut s'ouvrir. Le four ressemble à un ventre rebondi, les branches d'un sureau tombent sur une haie, et le sureau se trouve à une mare où nagent des canards. Il y a encore là un chien à l'attache, qui aboie après tout le monde, sans distinction.

Dans une de ces maisons de paysans habitaient deux vieilles gens, un paysan et sa femme. Ils n'avaient presque rien, et pourtant ils se trouvaient avoir quelque chose de trop, un cheval, qu'ils laissaient paître dans le fossé près de la grand-route. Le paysan l'enfourchait pour aller à la ville, et de temps en temps le prêtait à des voisins qui, en retour, lui rendaient quelques services. Mais les vieux pensaient qu'il serait meilleur pour eux de vendre le cheval ou de l'échanger contre quelque objet plus utile. Mais contre quoi ?

 

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Vendredi 19 décembre 2008
- Publié dans : L'avent en Autriche
19 décembre 2008 - 20e jour du calendrier de l’avent et donc le vingtième conte de Noël (dans la troisième semaine de l’avent)… Noël approche à grands pas.

Les présents des gnomes (Die Geschenke des kleinen Volkes), un conte des Frères Grimm. Photographies prises sur le calendrier de l’avent grandeur nature dans la vieille ville d’Innsbruck (Autriche).

 

Un tailleur et un forgeron voyageaient ensemble. Un soir, comme le soleil venait de se coucher derrière les montagnes, ils entendirent de loin le bruit d'une musique qui devenait plus claire à mesure qu'ils approchaient. C'était un son extraordinaire, mais si charmant qu'ils oublièrent toute leur fatigue pour se diriger à grands pas de ce côté. La lune était déjà levée, quand ils arrivèrent à une colline sur laquelle ils virent une foule de petits hommes et de petites femmes qui dansaient en rond d'un air joyeux, en se tenant par la main ; ils chantaient en même temps d'une façon ravissante, et c'était cette musique que les voyageurs avaient entendue. Au milieu se tenait un vieillard un peu plus grand que les autres, vêtu d'une robe de couleurs bariolées, et portant une barbe blanche qui lui descendait sur la poitrine. Les deux compagnons restaient immobiles d'étonnement en regardant la danse. Le vieillard leur fit signe d'entrer, et les petits danseurs ouvrirent leur cercle. Le forgeron entra sans hésiter : il avait le dos un peu rond, et il était hardi comme tous les bossus. Le tailleur eut d'abord un peu de peur et se tint en arrière; mais, quand il vit que tout se passait si gaiement, il prit courage et entra aussi. Aussitôt le cercle se referma, et les petits êtres se remirent à chanter et à danser en faisant des bonds prodigieux; mais le vieillard saisit un grand couteau qui était pendu à sa ceinture, se mit à le repasser, et quand il l'eut assez affilé, se tourna du côté des étrangers. Ils étaient glacés d'effroi; mais leur anxiété ne fut pas longue...

 

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Jeudi 18 décembre 2008
- Publié dans : L'avent en Autriche
18 décembre 2008 - 19e jour du calendrier de l’avent et donc le dix-neuvième conte de Noël (dans la troisième semaine de l’avent)… Noël approche à grands pas.

Chat et souris associés (Katze und Maus in Gesellschaft), un conte des Frères Grimm. Photographies prises sur le calendrier de l’avent grandeur nature dans la vielle ville d’Innsbruck (Autriche).

Le chat fit la connaissance d'une souris. Il l'assura si bien que ses sentiments envers elle étaient amicaux et chaleureux que la souris se laissa convaincre et finit par accepter de vivre avec le chat, sous le même toit. «Il nous faudra faire nos réserves de nourriture pour l'hiver,» dit le chat, «sinon nous risquons de mourir de faim. Toi, ma petite souris, tu ne peux pas aller partout, tu pourrais te faire prendre dans un piège.» C'était une bonne idée. Ils achetèrent alors un petit pot de saindoux mais ne savaient pas où le cacher. Ils réfléchirent longtemps et, finalement, le chat décida: «Sais-tu ce que nous allons faire? Nous le cacherons dans l'église; on ne peut imaginer meilleure cachette! Personne n'oserait emporter quelque chose d'une église. Nous poserons le pot sous l'autel et nous ne l'entamerons qu'en cas de nécessité absolue.» Ils portèrent donc le pot en ce lieu sûr, mais très vite le chat eut envie de saindoux. Il dit à la souris: «Je voulais te dire, ma petite souris, ma cousine m'a demandé d'être le parrain de leur petit dernier. Ils ont eu un petit, blanc avec des taches marron et je dois le tenir pendant le baptême. Laisse-moi y aller, et occupe-toi aujourd'hui de la maison toute seule, veux-tu?»

 

Celui ci je ne le connaissais pas. Enfin, on ne peut pas tout connaître. Si vous voulez lire la suite... cliquez ici
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Mercredi 17 décembre 2008
- Publié dans : L'avent en Autriche
17 décembre 2008 - 18e jour du calendrier de l’avent et donc le dix-huitième conte de Noël (dans la troisième semaine de l’avent)….

Blanche-Rose et Rose-Rouge (Schneeweißchen und Rosenrot), un conte des Frères Grimm.

Photographies prises sur le calendrier de l’avent grandeur nature dans la vielle ville d’Innsbruck (Autriche).

 

Une veuve vivait dans une maison coquette avec ses deux filles qu’elle avait prénommées Blanche-Rose et Rose-Rouge parce qu’elles ressemblaient aux boutons des deux rosiers sauvages, l’un blanc, l’autre rouge, qui croissaient en son jardin.
Blanche-Rose et Rose-Rouge étaient des enfants bonnes, sages, travailleuses et vaillantes ; elles s’aimaient de tout leur cœur. Quand Blanche-Rose murmurait : " Nous nous aimerons ", Rose-Rouge répondait : " Toute notre vie " et leur mère ajoutait : " Ce que l’une aura, elle le partagera avec l’autre ".

Ensemble, elles allaient au petit bois cueillir des fraises ; les animaux de la forêt les connaissaient bien. Le lièvre venait en boule rouler à leurs pieds et grignoter la carotte qu’elles lui avaient apportées. Les cerfs les égayaient de leurs bondissements majestueux et les oiseaux, au faîte des arbres, pépiaient et chantaient à gorge déployée. Quand elles s’attardaient dans la forêt et que la nuit les surprenait, elles couchaient l’une contre l’autre sur la mousse odorante, et s’endormaient jusqu’au matin. Leur mère ne se faisait pas de souci car elle savait qu’elles ne risquaient rien.

Blanche-Rose et Rose-Rouge aimaient tant leur maison qu’elles la soignaient à longueur de journée. A la saison d’été, Rose-Rouge faisait le ménage et déposait tous les matins, avant que sa mère ne se réveillât, un bouquet de roses blanches et de roses rouges. A la saison d’hiver, c’était Blanche-Rose qui entretenait l’âtre où brillait la marmite de cuivre pendue à la crémaillère.

Or, un soir d’hiver …

 

Celui ci je ne le connaissais pas. Enfin, on ne peut pas tout connaître. Si vous voulez lire la suite... cliquez ici
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Mardi 16 décembre 2008
- Publié dans : L'avent en Autriche
16 décembre 2008 - 17e jour du calendrier de l’avent et donc le dix-septième conte de Noël (dans la troisième semaine de l’avent)….

Le stoïque soldat de plomb (Der standhafte Zinnsoldat), un conte d’Hans Christian Andersen. Photographies prises sur le calendrier de l’avent grandeur nature dans la vielle ville d’Innsbruck (Autriche).

 Il y avait une fois vingt-cinq soldats de plomb, tous frères, tous nés d'une vieille cuillère de plomb. L'arme au bras, la tête droite, leur uniforme rouge et bleu n'était pas mal du tout. La première parole qu'ils entendirent en ce monde, lorsqu'on souleva le couvercle de la boîte fut : des soldats de plomb ! Et c'est un petit garçon qui poussa ce cri en tapant des mains. Il les avait reçus en cadeau pour son anniversaire et tout de suite il les aligna sur la table.

Les soldats se ressemblaient exactement, un seul était un peu différent, il n'avait qu'une jambe, ayant été fondu le dernier quand il ne restait plus assez de plomb. Il se tenait cependant sur son unique jambe aussi fermement que les autres et c'est à lui, justement, qu'arriva cette singulière histoire.

Sur la table où l'enfant les avait alignés, il y avait beaucoup d'autres jouets, dont un joli château de carton qui frappait tout de suite le regard. A travers les petites fenêtres on pouvait voir jusque dans l'intérieur du salon. Au-dehors, de petits arbres entouraient un petit miroir figurant un lac sur lequel voguaient et se miraient des cygnes de cire. Tout l'ensemble était bien joli, mais le plus ravissant était une petite damoiselle debout sous le portail ouvert du château. Elle était également découpée dans du papier, mais portait une large jupe de fine batiste très claire, un étroit ruban bleu autour de ses épaules en guise d'écharpe sur laquelle scintillait une paillette aussi grande que tout son visage. La petite demoiselle tenait les deux bras levés, car c'était une danseuse, et elle levait aussi une jambe en l'air, si haut, que notre soldat ne la voyait même pas. Il crut que la petite danseuse n'avait qu'une jambe, comme lui-même.


 

Celui ci je le connaissais. Enfin, il n’y a pas eu que Blanche-Neige et Cendrillon dans ma vie de petite fille. Si vous voulez lire la suite...cliquez ici 
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Lundi 15 décembre 2008
- Publié dans : L'avent en Autriche
15 décembre 2008 - 16e jour du calendrier de l’avent et donc le seizième conte de Noël (dans la troisième semaine de l’avent)….

La gardeuse d'oies près de la fontaine (Die Gänsehirtin am Brunnen), un conte des Frères Grimm. Photographies prises sur le calendrier de l’avent grandeur nature dans la vielle ville d’Innsbruck (Autriche).

 

Il y avait une fois une vieille bonne femme, qui vivait avec son troupeau d’oies dans une solitude entre des montagnes, et avait là une petite maison. Cette solitude était entourée d’une grande forêt, et chaque matin la vieille prenait sa béquille et s’en allait au bois d’un pas branlant. Une fois là, la bonne vieille s’occupait très activement, bien plus qu’on ne l’aurait cru à voir son grand âge; elle ramassait de l’herbe pour ses oies, cueillait des fruits sauvages aussi haut qu’elle pouvait atteindre, et rapportait tout cela sur son dos. On aurait pensé qu’elle devait succomber sous un pareil fardeau, mais elle le rapportait toujours heureusement au logis. Quand elle rencontrait quelqu’un, elle le saluait très amicalement: “Bonjour cher voisin, il fait beau aujourd’hui. Cela vous étonne sans doute que je traîne cette herbe, mais chacun doit porter sa charge sur son dos.” Pourtant les gens n’aimaient pas à la rencontrer; ils préféraient faire un détour, et si un père passait près d’elle avec son petit garçon, il lui disait tout bas: “Prends garde à cette vieille, elle est rusée comme un démon, c’est une sorcière.”…

 

Encore un que je ne connaissais pas… Si vous voulez lire la suite... cliquez ici
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Dimanche 14 décembre 2008
- Publié dans : L'avent en Autriche
14 décembre 2008 - 15e jour du calendrier de l’avent et donc le quinzième conte de Noël (dans la troisième semaine de l’avent)…. Le très connu….

Le jeune géant (Der junge Riese), un conte des Frères Grimm. Photographies prises sur le calendrier de l’avent grandeur nature dans la vielle ville d’Innsbruck (Autriche).

 

Un paysan avait un fils qui n'était pas plus gros que le pouce; il ne grandissait nullement, et en plusieurs années sa taille ne s'accrut pas d'un cheveu. Un jour que le père allait aux champs labourer, le petit lui dit : « Père, je veux sortir avec toi.
— Sortir avec moi? dit le père; reste donc ici ; tu ne ferais que nous gêner dehors, et de plus on pourrait bien te perdre. »
Mais le petit nain se mit à pleurer et, pour avoir la paix, son père le prit dans sa poche et l'emmena avec lui. Quand on fut arrivé sur la pièce de labour, il l'assit au bord d'un sillon fraîchement ouvert.
Comme ils étaient là, parut un grand géant qui venait de l'autre côté des monts. « Vois-tu le grand croquemitaine? dit le père qui voulait faire peur à son fils, afin de le rendre plus obéissant ; il vient pour te prendre. » Mais le géant, qui avait entendu cela, arriva en deux pas au sillon, prit, le petit nain et l'emporta sans dire un mot. Le père, muet de frayeur, n'eut pas même la force de pousser un cri. Il crut son enfant perdu, et n'espéra pas le revoir jamais….

 

Je me demande si vous connaissez ce conte. Moi non ! Mais bon j’ai été bercée par Piaf et Jacques Brel c’est déjà ça (merci papa !)
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Samedi 13 décembre 2008
- Publié dans : L'avent en Autriche
13 décembre 2008 - 14e jour du calendrier de l’avent et donc le quatorzième conte de Noël (dans la deuxième semaine de l’avent)…. Le très connu….

Blanche-Neige (Sneewittchen), un conte des Frères Grimm . Photographies prises sur le calendrier de l’avent grandeur nature dans la vielle ville d’Innsbruck (Autriche).

 

Cela se passait en plein hiver et les flocons de neige tombaient du ciel comme un duvet léger. Une reine était assise à sa fenêtre encadrée de bois d'ébène et cousait. Tout en tirant l'aiguille, elle regardait voler les blancs flocons. Elle se piqua au doigt et trois gouttes de sang tombèrent sur la neige. Ce rouge sur ce blanc faisait si bel effet qu'elle se dit: Si seulement j'avais un enfant aussi blanc que la neige, aussi rose que le sang, aussi noir que le bois de ma fenêtre ! Peu de temps après, une fille lui naquit; elle était blanche comme neige, rose comme sang et ses cheveux étaient noirs comme de l'ébène. On l'appela Blanche-Neige. Mais la reine mourut en lui donnant le jour.
Au bout d'une année, le roi épousa une autre femme. Elle était très belle; mais elle était fière et vaniteuse et ne pouvait souffrir que quelqu'un la surpassât en beauté. Elle possédait un miroir magique. Quand elle s'y regardait en disant:

Miroir, miroir joli,
Qui est la plus belle au pays ?

Le miroir répondait:

Madame la reine, vous êtes la plus belle au pays.

Et elle était contente. Elle savait que le miroir disait la vérité. Blanche-Neige, cependant, grandissait et devenait de plus en plus belle. Quand elle eut atteint ses sept ans elle était déjà plus jolie que le jour et plus belle que la reine elle-même. Un jour que celle-ci demandait au miroir:

Miroir, miroir joli,
Qui est la plus belle au pays ?

Celui-ci répondit :

Madame la reine, vous êtes la plus belle ici
Mais Blanche-Neige est encore mille fois plus belle…

 

Celui ci vous le connaissez bien.. mais plutôt deux fois qu'une ! Pourtant il n'y a pas de baiser à la fin...
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Vendredi 12 décembre 2008
- Publié dans : L'avent en Autriche
12 décembre 2008 - 13e jour du calendrier de l’avent et donc le treizième conte de Noël (dans la deuxième semaine de l’avent)…. Le peut-être moins connu…

Le Dauphin intrépide (Der Königssohn, der sich vor nichts fürchtet), un conte des Frères Grimm mais je trouve que la représentation est jolie.

Photographies prises sur le calendrier de l’avent grandeur nature dans la vielle ville d’Innsbruck (Autriche).

 

Il était une fois un Dauphin que rien n’effrayait et qui mourait d’ennui dans le château de son père. Un jour il déclara :
-"Je vais parcourir l’immensité du monde pour ne plus sombrer dans l’ennui et la mélancolie, ainsi je découvrirai d’innombrables merveilles."
Aussi prit-il congé de ses parents et s’en alla à la découverte, jour après jour, infatigablement, du matin au soir. Là où ses pas le menaient tout lui paraissait singulier.

Il arriva un beau jour face à la demeure d’un géant. Aussi en profita -t-il pour faire une pause, il s’assit donc près de l’entrée. Tandis que ses yeux exploraient minutieusement les lieux, il aperçut dans la cour un gigantesque jeu, c’était un jeu de quilles et il était aussi grand qu’un homme. Après quelques instants, l’envie le saisit de jouer, il pénétra dans le parc et il se mit à jouer. Il releva donc les quilles et se mit à les culbuter avec les boules, à chaque coup gagnant il poussait des cris de joie lorsque les quilles qui tombaient, c’était une vraie griserie. Le géant entendant ce vacarme, passa la tête par la fenêtre et aperçu le Dauphin, celui-ci n’était pour lui en fait qu’un petit homme pas plus grand que ses congénères et qui jouait avec ses quilles.
-"Eh ! bambin, que fais-tu avec mes quilles et qui t’a donné tant de force ?"
-"Eh bien titan, voudrais-tu dire que tu serais le seul à avoir un bras assez fort ? Je peux faire tout ce que bon me semble du moment que j’en ai l’envie et le plaisir."
Le géant descendit, regarda le jeu de quille éparpillé et dit :
-"Fils d’homme, si tu en as la force alors vas et ramène moi une Pomme de l’Arbre de la Vie."
-"Et que veux-tu donc en faire ?" rétorqua le Dauphin.
-"Je ne veux pas le fruit pour moi !" répondit le géant,
-"Mais pour ma fiancée qui le réclame ; j’avais parcouru le monde de long en large à sa recherche et je n’avais pu trouver cet arbre."
-"Je te le trouverai !" annoça le Dauphin, "et je ne vois pas, ce qui m’empêcherait de te ramener la Pomme."
Le géant s’exclama
-"Voudrais-tu dire que cele te serait si aisé ? Le jardin où pousse l’arbre est entouré d’une grille de fer, et devant cette grille se tiennent côte à côte, des bêtes sauvages, elles montent la garde et ne laissent passer personne."
-"Elles me laisseront passer" dit le Dauphin.
-"Oui, lorsque tu atteindras le jardin et que tu verras la Pomme suspendue dans l’arbre, elle ne sera pas encore à toi. Un anneau est pendu devant, au travers duquel tu devras tendre le bras, si tu veux atteindre et cueillir la pomme. Et ce ne sera pas de tout repos."
-"Pour moi, ce sera une broutille !" se vanta le Dauphin…

 

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Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Jeudi 11 décembre 2008
- Publié dans : L'avent en Autriche
11 décembre 2008 - 12e jour du calendrier de l’avent et donc le douzième conte de Noël (dans la deuxième semaine de l’avent)…. Le moins connu.  

Le lièvre et le hérisson (Der Hase und der Igel), un conte des Frères Grimm. Photographies prises sur le calendrier de l’avent grandeur nature dans la vielle ville d’Innsbruck (Autriche).

 

Cette histoire, enfants (bloggeurs, parents), va vous paraître un mensonge, et pourtant elle est vraie; car mon grand-père, de qui je la tiens, ne manquait jamais, quand il me la racontait, d'ajouter: « Il faut pourtant qu'elle soit vraie; sans cela on ne la raconterait pas. » Voici l'histoire, telle qu'elle s'est passée.
C'était dans une matinée d'été, pendant le temps de la moisson, précisément quand le sarrasin est en fleur. Le soleil brillait dans le ciel, le vent du matin soufflait sur les blés, les alouettes chantaient dans l'air, les abeilles bourdonnaient dans le sarrasin, et les gens se rendaient à l'église dans leur toilette du dimanche, et toutes les créatures étaient en joie, et le hérisson aussi.
Mais le hérisson se tenait devant sa porte; il avait les bras croisés, regardait couler le temps, et chantait sa petite chanson, ni mieux ni plus mal que ne chante un hérisson par une belle matinée de dimanche. Tandis qu'il chantait ainsi à demi-voix, il eut l'idée assez hardie vraiment, pendant que sa femme lavait et habillait les enfants, de faire quelques pas dans la plaine et d'aller voir comment poussaient ses navets. Les navets étaient tout près de sa maison, et il était dans l'habitude d'en manger, lui et sa famille; aussi les regardait-il comme lui appartenant. Aussitôt dit aussitôt fait. Le hérisson ferma la porte derrière lui, et se mit en route. Il était à peine hors de chez lui et il allait justement tourner un petit buisson qui bordait le champ où étaient les navets, quand il rencontra le lièvre, qui était sorti dans une intention toute semblable pour aller visiter ses choux. Quand le hérisson aperçut le lièvre, il lui souhaita amicalement le bonjour. Mais le lièvre, qui était un grand personnage à sa manière, et de plus très fier de son naturel, ne rendit pas le salut au hérisson, mais lui dit, et d'un air extrêmement moqueur : « Comment se fait-il que tu coures comme cela les champs par une si belle matinée?...

 

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Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Mercredi 10 décembre 2008
- Publié dans : L'avent en Autriche
10 décembre 2008 - 11e jour du calendrier de l’avent et donc le onzième conte de Noël (dans la deuxième semaine de l’avent)…. Le tant attendu.  

Hansel et Grethel (ou Gretel), un conte de fée traditionel allemand repris par les Frères Grimm.

Photographies prises sur le calendrier de l’avent grandeur nature dans la vielle ville d’Innsbruck (Autriche).

 

A l'orée d'une grande forêt vivaient un pauvre bûcheron, sa femme et ses deux enfants. Le garçon s'appelait Hansel et la fille Grethel. La famille ne mangeait guère. Une année que la famine régnait dans le pays et que le pain lui-même vint à manquer, le bûcheron ruminait des idées noires, une nuit, dans son lit et remâchait ses soucis. Il dit à sa femme
- Qu'allons-nous devenir ? Comment nourrir nos pauvres enfants, quand nous n'avons plus rien pour nous-mêmes ?
- Eh bien, mon homme, dit la femme, sais-tu ce que nous allons faire ? Dès l'aube, nous conduirons les enfants au plus profond de la forêt nous leur allumerons un feu et leur donnerons à chacun un petit morceau de pain. Puis nous irons à notre travail et les laisserons seuls. Ils ne retrouveront plus leur chemin et nous en serons débarrassés.
- Non, femme, dit le bûcheron. je ne ferai pas cela ! Comment pourrais-je me résoudre à laisser nos enfants tout seuls dans la forêt ! Les bêtes sauvages ne tarderaient pas à les dévorer.
- Oh ! fou, rétorqua-t-elle, tu préfères donc que nous mourions de faim tous les quatre ? Alors, il ne te reste qu'à raboter les planches de nos cercueils.
Elle n'eut de cesse qu'il n'acceptât ce qu'elle proposait.
- Mais j'ai quand même pitié de ces pauvres enfants, dit le bûcheron.
Les deux petits n'avaient pas pu s'endormir tant ils avaient faim. Ils avaient entendu ce que la marâtre disait à leur père. Grethel pleura des larmes amères et dit à son frère :
- C'en est fait de nous
- Du calme, Grethel, dit Hansel. Ne t'en fais pas ; Je trouverai un moyen de nous en tirer....



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