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Texte Libre

Traditions autrichiennes

Dimanche 1 novembre 2009
- Publié dans : Traditions autrichiennes

 


Allerheiligen est un jour particulier en Autriche. La Toussaint est aussi ici un jour férié durant lequel les prières animent les cimetières. Je vous invite donc à découvrir les traditions autrichiennes en ce jour dédié au souvenir des défunts.

 


Hier après-midi les cimetières étaient l’objet de toutes les attentions : coupes de fleurs séchées, gerbes décorées de branches de sapin et décorations en tout genre. Il n'y a pas de pierre tombale sur les tombes mais un simple petit carré de terre où l'on plante des fleurs selon les saisons.



Comme vous le voyez sur la photographie, la tombe est très petite, réduite à son essentiel avec une croix en fer, le chemin, soit en herbe pour les cimetières anciens soit en gravelle pour les cimetières plus récents, recouvre une partie de la tombe. Donc, aujourd’hui, dans l’après-midi, toutes les familles vont se retrouver pour 20 minutes de prière dans le cimetière accompagnés par le prêtre (catholique) qui passera dans les allées bénir les tombes.

 


 

Ce rituel se répète tous les ans à la Toussaint et je suis encore et toujours surprise du nombre de personnes présentes. En effet le cimetière est plein, je dirais même bourrer à craquer ! La liste des personnes qui sont décédées dans l’année est alors lue par le prêtre. Ensuite, Ave Maria et Pater seront dits en cœur. Pour terminer, les personnes de la famille, rassemblées devant leur tombe, accompliront eux aussi une bénédiction avec de l’eau bénie prise dans l’église (toujours à disposition des paroissiens dans des grands bidons en cuivre dans presque toutes les églises et aussi dans la cathédrale d'Innsbruck). Chaque tombe à un petit bénitier avec une petite branche de buis. L’on prend simplement la branche trempée dans l’eau et l’on bénit la tombe.

 


Des bougies seront ensuite allumées et placées dans des petites lanternes et brûleront ainsi toute la nuit en mémoire des défunts.

 

J'ai réalisé ce bouquet avec des fleurs en bois, du thuya et du sapin. Un peu de ficelle verte pour cacher le fil de fer. Il remplacera idéalement les bouquets de fleurs champêtres que nous mettons en été et résistera tout l'hiver.

 

Après la cérémonie, chacun se retrouve autour d’un gâteau et une tasse de café ! En soirée, ce sera le repas traditionnel " Törgellen " ! Ce repas, coutumier au Tyrol du Sud et qui est devenu une tradition dans toute l'Autriche, est composé de beignet nature avec de la choucroute, de jambon grillé, charcuterie et châtaignes. Nous mangerons certainement une soupe de potiron et avec le pain noir du jambon de montagne et du fromage. Le tout sera arrosé de vin chaud et les châtaignes seront servis en dessert. 

 

 

Photographie prise sur un calendrier de 1955
Légende : devant chaque croix, une bougie est allumée.  La Toussaint, Le jour des défunts...

 

Le thème de la semaine : "les traditions"
un thème qui est fait pour moi
!


Et vous que faites-vous ?

 

Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Mercredi 23 septembre 2009
- Publié dans : Traditions autrichiennes

 


La vraie tradition de la transhumance perdure au Tyrol. Nous avons donc la migration du bétail vers les alpages dès que la neige a fondu. Les vachers montent donc avec leurs animaux dans les alpages… l’on parle alors de transhumance estivale ou d’inalpe. Et en automne, ils redescendent dans la vallée, l’on parle alors de transhumance hivernale ou désalpe.

 

 


 

Au printemps les animaux montent dans les alpages car l’herbe dans la vallée doit être préservée pour le foin. C’est aussi le signe pour les randonneurs que les refuges et auberges en altitude sont réouverts (à partir de la mi-mai/mi-juin selon les conditions climatiques). Soit les animaux montent dans les alpages pour être engraissés, soit pour produire du lait. La traite est effectuée à la main et le lait est soit redescendu dans la vallée dans des brocs installés sur les monte-charges sur fil, soit transformé en fromage frais ou en fromage car le lait des alpages donne un meilleur fromage. Ces transformations du lait seront vendues directement aux touristes et aux gens de la région. En effet, les Tyroliens habitants dans la vallée aiment le week-end partir en randonnée à pieds ou en VTT vers une auberge de montagne. C’est l’excursion idéale en fin de semaine !

 

 

Transhumance dans la vallée de Gschnitztal (Tyrol),
Cloche prise en photo à Seefeld

Bien sûr vers l’automne, les animaux doivent redescendre dans la vallée où ils prendront leur quartier d’hiver. La transhumance est devenue le hit de la saison pour les professionnels du tourisme. Si fait que l’on voit des vallées faire le plein avec des transhumances (au pluriel, car les animaux transhument au gré de l’affluence des bus).

 

Je souhaitais donc vous montrer des photographies non pas des transhumances les plus connues du Tyrol, mais plutôt celle d’un petit village de 450 habitants :


Gschnitz au cœur du Tyrol traditionnel à 1242 m d’altitude.

 



Les décorations traditionnelles portées par les vaches sont composées d’un triangle en cuir brodé qui est installé sur le nez de la vache et accroché à ses cornes par des lanières. L’animal désigné pour porter la plus grande coiffe devra d’abord porter pendant une semaine un triangle en bois pour s’habituer ; puis de jours en jours des branchages y seront ajoutés. La coiffe fabriquée dans les alpages peut atteindre jusqu’à 80 cm de haut. Il est donc important que l’animal prenne l’habitude de porter cette coiffe.

 


Les coiffes portent des inscriptions comme « revenu à la maison en bonne santé », « le bonjour des alpages », « Marie te protège », « de retour à la maison », etc. S’il arrive qu’un accident arrive à un vacher ou qu’une personne de sa famille décède, alors les vaches porteront un simple ruban noir en signe de deuil.


 

Coiffe en rose des alpes


Les jours de descente dans la vallée sont choisis selon les prévisions météorologiques. Les animaux ont parfois plusieurs heures de descente devant eux et il est important que la transhumance soit bien préparée. Traditionnellement, c’est la « meneuse » qui porte la plus grande coiffe. Elle s’est imposée durant les mois d’été comme étant la chef, ramenant le troupeau le soir pour la traite. Les autres vaches porteront une petite couronne composée de branchages, de fleurs et de branches de sapin, le tout tressé et placé entre les cornes.

 

 

Coiffe faite en copeaux de bois et décorée de fleurs de dahlia.

 


La fête de la transhumance n’est pas seulement une fête pour le retour des animaux dans la vallée mais aussi l’occasion de revoir les amis, les voisins, la famille… l’occasion de faire la fête en musique sous le pavillon du village et de se raconter les dernières histoires du pays.

 



Bref, une simple fête de village où on écoute de la musique et où l’on partage une bonne bière !

 


Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Vendredi 1 mai 2009
- Publié dans : Traditions autrichiennes


 

Pas de vendeur de brins de muguet, pas de manifestations politiques et de défilés dans les rues. Le 1er mai en Autriche… c’est la fête au village et tout le monde se rassemble autour de l’ " arbre de mai ". Cette tradition païenne est actuellement un rite de fécondité. Elle fut interdite par l’église en 1579 mais elle a perduré aux travers du temps et est encore très présente en Bavière et en Autriche.

 

Arbre de mai étêté par mes soins

 

C’est une véritable compétition entre les villages à qui aura le plus beau sapin, le plus grand et le plus rectiligne. La coutume veut que l’arbre soit choisi dans la semaine et qu’il soit abattu la veille. Les mâts de mai doivent atteindre pas moins de 20 mètres (il n’est pas rare de voir des arbres de 30 m). On lui laisse sa tête mais son tronc sera écorcé et même raboté.

 

Il sera placé au centre du village, sur la place ou dans un parc et sous la maîtrise des sapeurs pompiers, il sera installé dans un trou étayé. Il sera surveillé jour et nuit jusqu’au 1er mai car des bandes rivales venant d’autres villages vont essayer de le couper. S’il advient qu’un groupe d’un autre village soit le coupe, le peigne ou l’étête alors la honte sera porté par tous les membres du comité des fêtes. Il est décoré de ruban blanc et bleu en Allemagne et blanc et rouge en Autriche, couleurs des drapeaux nationaux.

 

Danse folklorique, les jeunes Schuhplattler

Bien sûr la musique et les danses sont de la partie. Les groupes de danses folkloriques sont invités à danser. Les plus jeunes font ainsi leur première scène et les plus vieux font des démonstrations de danses plus compliquées. Bien sûr un coin est réservé « aux plus jeunes d’entre nous » et des activités leur sont réservés comme de la peinture sur poterie, création de fleurs en papier et diverses animations.

 

Mais le plus intéressant restent les bretzels géants qui sont accrochés à l’arbre de mai. De nombreux jeunes gens tenteront de monter au mât de mai pour faire sonner la cloche. Les pompiers seront aussi là pour assurer la sécurité et les jeunes enfants seront hissés pour attraper les petits bretzels. Bref on ne verra pas le temps passé en compagnie des voisins attablés et ravitaillés en grillades et gâteaux par des dames diligentes qui ont travaillées d’arrache-pied toute la semaine pour offrir des gâteaux fait maison.

Je ne me lancerais pas à l’assaut du mât, mais je ferai bien un petit tour sur la piste…

et vous ?

 

Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Dimanche 12 avril 2009
- Publié dans : Traditions autrichiennes


Non pas un marché de Noël, mais le marché de Pâques au cœur d’Innsbruck, avec bien sûr

...

musique,

bretzel, bière,

des couleurs printanières

et des oeufs... mais ne provenant des cloches....
mais distribués par le lapin de Pâques...

 

Pour le lapin... vous m'excuserez mais je n'ai pas réussi à prendre de photographies... il était trop rapide....
je suppose que c'est comme pour les cloches.


Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Dimanche 12 avril 2009
- Publié dans : Traditions autrichiennes
Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Jeudi 2 avril 2009
- Publié dans : Traditions autrichiennes

 

Le 1er janvier, tout le monde s’offre des porte-bonheur pour la nouvelle année en Autriche.


Les motifs les plus souvent achetés sont bien sûr les petits cochons en verre, en plastique, en pierre, en peluche, etc… kitsch ou non mes préférés sont ceux en verre comme mon petit avion surmonté d’une coccinelle ou mon petit cochon en verre.

 

Plus traditionnels sont les ramoneurs. En effet voir un ramoneur est signe de chance et les dames doivent faire un vœu en tenant un bouton rond quand elles en voient un. Les porte-bonheur en pierre comme la grenouille ou le petit cochon avec un petit trèfle à quatre feuilles à la gueule sont collés sur du bois et sont fait à la main par des artisans autrichiens.

 

Il y en a pour tous les goûts, de toutes les tailles et pour tous les budgets. L'on trouve pour les gourmands des fers à cheval ou des champignons parfois en sucre, souvent en pâte d’amandes... et des pièces d’agent en chocolat...

 

Ceux en chocolat... ont été dégustés sur le champ... (auriez-vous résisté ?) les autres sont sagement éparpillés sur les étagères au bureau...



Tes photos et images en diaporama sur Facebook, eBay, MySpace ou sur ton site perso!Afficher toutes les images du diaporama


Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Vendredi 6 mars 2009
- Publié dans : Traditions autrichiennes

En Autriche, le diner est à 18 h et se compose le plus souvent de pain et de fromage accompagnés d’une soupe (encore que la soupe est plutôt servie le midi) ou de fruits. Vous me direz ca n'est pas grand chose, mais n'oubliez pas : L' Après-midi, c'est le passage obligatoire... un café au lait et un GÂTEAU !

 

On entend très souvent que le repas du soir fait grossir. La méthode du dinner cancelling, c'est-à-dire de supprimer carrément le repas du soir, est même assez souvent suivie par les adeptes des régimes draconiens. Pourtant les nutritionnistes s’accordent à dire que le repas du soir ne fait pas grossir puisque c’est le nombre de calories absorbées sur la journée qui compte.

 

Donc le dicton favori des Autrichiens n’est même pas fondé ! J’enrage, j’explose, j’écume que dis-je, je fulmine… car je l’entends presque tous les jours à la maison.

 

« Mange le matin comme un empereur, le midi comme un roi et le soir comme un mendiant ! »
« Iss morgens wie ein Kaiser, mittags wie ein König und abends wie ein Bettler ».

 

Dur, dur... vue que j'adore les gâteaux et que de toute façon le diction ne dit rien sur l'après-midi !

Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Jeudi 5 mars 2009
- Publié dans : Traditions autrichiennes
Le carême est là... et tout le monde parle de diète, régime et j'en passe et des meilleurs.

Petite cochonne reçue comme porte-bonheur à l'occasion du nouvel an en Autriche (Voir l'article : Coutume du nouvel an)

Il y a très souvent des campagnes télévisuelles en Autriche pour bouger son « innerer Schweinehund » ce qui veut dire littéralement " votre chien de cochon ". En bref votre " for intérieur " ne doit pas vous trouver d’excuses pour ne pas faire de sport.

 

Alors quelques conseils Made in Autriche, pour changer ?


Durant la nuit, le corps a vécu sur ses réserves. Si vous souhaitez perdre du poids et que vous avez assez d’énergie, aucun problème de santé (diabète, etc.), n’hésitez pas à faire du sport à jeun (la pratique du sport à jeun est très répandue en Autriche, mais n'hésitez pas à prendre conseil près de votre médecin). Le corps va puiser dans ses réserves, l’hormone qui va vous y aider est l’adrénaline…

 

Vous n’avez pas besoin d’une activité sportive intensive pour perdre du poids (la marche nordique ou le vélo sont les deux sports les plus pratiqués pour optimiser la dépense de calories). Ce qui est important pendant cette activité physique c'est la respiration. Respirez et vous ne vous essoufflez pas !

 

Si vous souhaitez être dehors, la marche nordique est pour vous et sinon, le vélo d’appartement vous apportera tout le confort nécessaire. Vous commencez avec 10 minutes et vous augmentez selon le temps dont vous disposez. On n’est pas au « contre la montre » et pour éviter les courbatures, respirez bien.

 

En rentrant " petit déjeuner oblige " ! Et ensuite douche de remise en forme ! (Ne prenez pas la douche avant le petit déjeuner car sinon après celui-ci vous serez flagada). Pour vous donner le dernier coup de pouce et poursuivre votre programme beauté, une douche selon le docteur Kneipp alternant eau chaude (37°) et eau froide (20°C) sur les zones à problèmes : cellulite, jambes lourdes, … Après la douche, c’est le moment parfait pour appliquer la dernière crème amincissante (au féminin) et faire un bon massage (au masculin vous insistez sur le ventre et les poignées, comme cela il y en a pour tout le monde): Le massage doit durer environ 20 bonnes minutes. Alors on se lève aux aurores...

 

Vous êtes maintenant bien réveillé(e)s et vos cellules grises sont en pleine possession de leurs moyens. Les hormones prolongent le feu d’artifice : enfin prêt(e) pour la journée !

 

Je fais ce programme une fois par semaine... et vous ?

 

Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Jeudi 29 janvier 2009
- Publié dans : Traditions autrichiennes

 

Entre le carnaval de Rio et celui de Cologne en passant par celui de Venise, arcs en ciel de couleurs et fêtes s’étirent sur les avenues. Costumes et masques sont aussi de la fête et chacun rivalise d’ingéniosité. Alors que ceux de Rio et Venise vont avoir le haut de l’affiche, les autres carnavals n’auront que le plaisir d’être évoqué une minute (et encore) au journal de 20 heures.

 



Le 1er février, Tarrenz (Autriche) entre dans la danse

 

Le défilé carnavalesque de Tarrenz comprend environ 250 membres actifs. Le village plus connu sous le nom de « village des sorcières » accueille le temps du carnaval des sorcières.

 

Imster Schemenlaufen

Le 8 février, Wenns (Autriche) prend le relais.

 

Dans ce village les masques sont très spectaculaires.

 

Le 15 février a lieu une cavalcade «  Fasnacht » à Imst (Autriche)

 

A 14 heures, les carnavaliers se réuniront à l’hôtel de ville. Le président de l’association « Imster Fasnacht » qui comprend 800 membres criera haut et fort en dialecte « Söll’ mer huire in d’Fåsnåcht gia ? » ce qui veut dire littéralement : « Allons nous au carnaval ? » Dans la salle, une clameur retentira : « Oui ! » sera-t-il répondu et les voilà partis… Ils passent dans le village et tapent sur l épaule du passant pour lui souhaiter bonheur et santé.

 

Le point culminant est la parade des Scheller et Rollerpaar qui symbolisent l’hiver et le printemps. Pour participer au défilé, les jeunes gens doivent être au moins âgés de 16 ans car le costume traditionnel est très lourd :

  • La coiffe et le masque pèsent plus de 10 kilos ;
  • Les cloches accrochées à la ceinture pèsent environ 38 kilogrammes (normalement trois).

 

Aucune femme ne participe aux défilés bien qu elles tirent les ficelles et les fils en coulisse ! ça porte malheur !

Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Lundi 26 janvier 2009
- Publié dans : Traditions autrichiennes

Le 11 novembre à 11 h 11, Cologne et ses carnavaliers ont donné le coup d’envoi du carnaval. Et pour les Autrichiens, cela sonne l’ouverture de la saison des bals. Jusqu'à Noel, tout était calme...

  On attend le dégel en buvant un café ?

Et chacun va y aller ! Chaque village, chaque ville a son bal des pompiers, der fermiers… L’université, la chambre de commerce, etc. se lancent dans la course qui se terminera le mardi gras.

 

Un des plus glamours est le bal des juristes et il se déroulera au palace d’Hofburg à Innsbruck. Plus de 12 groupes de musiciens et un grand orchestre veilleront à l’animation le 21 février 2009. L’ouverture s’effectuera par un groupe de danseurs qui feront leur début sur le parquet, un peu comme le bal des débutantes en robe blanche à Vienne. Pour vous donner une petite idée de l’argent que je vais économiser cette année en n’allant pas à ce bal. Entrée 100 € par personne, étudiant 42 €, réservation de table 50 € pour deux.

 

Nous n’avons pas les mêmes valeurs !

 

 

Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Mardi 6 janvier 2009
- Publié dans : Traditions autrichiennes


 

Les Sternsinger est la dernière tradition liée à Noël en Autriche. Après c’est la véritable entrée dans le carnaval. Des enfants déguisés en rois mages vont de maison en maison, chantent des chansons et collectent de l’argent pour une action caritative. C’est comme une visite de missionnaires.

 

Les rois mages Caspar d’Afrique, Melchior d’Europe et Balthasar sont accompagnés de l’étoile portée par un de leurs camarades frappent à la porte… Le plus jeune porte le coffre pour les dons. Après la petite cérémonie composée de chants, de récits et d’une petite présentation de leur action caritative, les rois mages et donc l’adulte qui les guide écrivent sur votre porte la mention 20 C+M+B 09 qui veut dire :



 


Il faut remonter en 1954/1955 pour rencontrer les premiers chanteurs de l’étoile le jour de l’Epiphanie dans les villages autrichiens. Depuis cette tradition a perduré et est menée par Caritas.

 

Cette année les dons sont collectés pour l’Ouganda. Les enfants de Campala (la capitale) recevront repas chauds, soins médicaux et formations. Dans la campagne, les fermiers pourront suivre des formations agricoles et dans le nord, les victimes de la guerre civile recevront des aides.

 

Je me permets de vous faire connaître les « Amis d’Ouganda » qui oeuvrent pour la mise en place d’école et font des actions pour le développement durable en Ouganda. Cette association caritative ayant son siège en France (Normandie) entreprend auprès des jeunes et moins jeunes des actions agricoles et éducatives : construction de poulaillers, écoles, formation sur le premier secours, etc.

 

Les Amis d’Ouganda est une association qui s’engage à investir chaque centime sur place. Le bureau est composé de bénévoles qui travaille avec tout leur cœur pour aider les enfants à obtenir une éducation ou une formation. Les enfants vous seront reconnaissants pour un parrainage ou un don.


Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Dimanche 4 janvier 2009
- Publié dans : Traditions autrichiennes


 

Noël est passé et le temps de l’avent est terminé. Durant tout le mois de décembre, toutes les maîtresses de maison dignes de ce nom se sont mises au fourneau et ont préparé des fournées de petits gâteaux.

 

Partout où vous allez durant le temps de l’avent en Autriche, on vous offre des petits gâteaux secs. De plus, il n'est pas question de boire un café l'après-midi sans avoir le traditionnel café avec gâteau. C’est pour ça qu’après les fêtes tous les Autrichiens sont au régime. De toute façon, le corps demande plus de calories en hiver… Mais faire des réserves n’est pas simplement qu’une stratégie de survie de notre corps.

 

Comme l’on reçoit peu de lumière, la compensation s’effectue par le sucre pour recevoir la dose nécessaire d’hormones du bonheur. Mais ! Car il y a toujours un mais : le taux d’insuline s’élève et donc l’appétit aussi.

 

Donc pour ne pas regretter plus tard nos délires… pardon nos désirs alimentaires, il faut faire des économies de sucre dans les recettes de petits gâteaux. Les petits gâteaux ne sont qu’un petit exemple des pâtisseries de Noël en Autriche. Les pains aux fruits ou à la pâte d’amandes, les pains d’épices et j’en passe et des meilleurs…

 

Bref il est temps de remuer son « chien de cochon » comme disent les Autrichiens...
en attendant je publie sur la communauté des photographes du dimanche...

Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Dimanche 28 décembre 2008
- Publié dans : Traditions autrichiennes

Stille Nacht, heilige Nacht, à 190 ans

 

Il y a plus de 190 ans, la chanson de Noel la plus connue au monde "Douce Nuit - Sainte Nuit" naissait dans la petite église de St Nikolaus d’Oberndorf (Salzbourg Land – Autriche).

 

Cette chanson de Joseph Mohr (1792- 1848) et Franz Xaver Gruber a été traduite en 300 langues et est chantée chaque année par 2 milliards de personnes. Cette chanson a pris son essor quand elle fut chanté par la famille Rainer (Zillertal - Tyrol) devant le tsar Alexandre 1er.




Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Jeudi 25 décembre 2008
- Publié dans : Traditions autrichiennes

La date de naissance de la tradition du sapin de Noel n’est pas vraiment connue ! Il fait son entrée dans les salons au XVIIIe et dans les chaumières au XIXe siècle. Essayons de retrouver sa trace...

 

Nous savons qu’avant Jésus Christ, le sapin était considéré comme un espérance de vie et vu comme un symbole d’immortalité promettant la prochaine saison. Mais la coutume du décorer les arbres vient du moyen âge. A cet époque, un arbre est décoré avec des pommes comme symbole du paradis et d’Adam et Eve.

 

Au XVe siècle, la tradition de décorer un conifère prend racine à Freiburg ; il est orné de noix et de fruits secs. L’on retrouve même dans les annales les descriptions d'arbres de Noel vers les 1539 sur l’axe Münster - Strasbourg. Mais tout le monde ne fut pas enchanté de cette nouvelle mode. Le théologue J.K. Dannhauser écrit : « La fête de Noël est entourée de niaiseries, dont le sapin que l'on dresse à la maison, que l'on orne de poupées, de sucreries et que l'on secoue ensuite pour qu’il perde ses aiguilles. Je ne sais pas d’où vient cette coutume, mais c’est un jeu pour les enfants ».

 

Liselotte von der Pfalz (1652-1722), seconde épouse de Philippe de France, duc d'Orléans, décrit dans son journal en 1708 les premiers signes de Noel : « Je ne sais pas, si vous connaissez un autre jeu qui est maintenant très courant en Allemagne. On appelle ça Christkindel (l’enfant Jésus). Ici, on dresse une table comme un autel et l’on y dépose plein de choses : des vêtements, des jouets, des poupées, des sucreries, tout ce à quoi l’on peut penser. Et, sur la table trône un petit arbuste sur lequel sont accrochées des bougies. »

 

Le sapin entre aussi dans la littérature car les poètes sont tout naturellement très attirés par cette coutume naissante. Noel y tient une place importante par exemple dans l'oeuvre de Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) poète, romancier & dramaturge allemand qui parle dans son roman épistolaire « Les Souffrances du jeune Werther » d’un arbre paré de bougies à la cire, de confiseries et de pommes. E.T.A. Hoffmann (1776-1822) décrit dans le conte « Casse-noisette et le Roi des souris » qu’un sapin brille de mille feux avec ses pommes dorées et ses friandises se dressant au beau milieu de la distribution des cadeaux.

 

Aux XVIIIe siècle, le sapin de Noel fait son entrée dans les salles de séjour des maisons bourgeoises et y prend ses quartiers. Sa décoration est faite de noix, de petits personnages en pain d’épices et de reinettes. En 1755, des pommes de terres dorées et argentées sont accrochées en guide de décoration par un commerçant berlinois qui voulait tout simplement aider Frédéric le Grand (Friedrich des Großen), qui avait été surnommé le roi de la pomme de terre, car celui-ci voulait que la pomme de terre soit consommée en Prusse. A cette époque, seulement les riches pouvaient s’offrir l’arbre entier ; les pauvres devaient se contenter de branches.

 

A partir du milieu du XIXe siècle, des parcelles de terre sont plantées de conifères pour répondre à la demande croissante. L’église, grand propriétaire terrien, refusa l’entrée des forêts aux chercheurs de l’or vert. Il fallut encore quelques dizaines d’années avant que l’église n'accepte cette coutume païenne. Les évangélistes furent les premiers à adopter le sapin comme le pendant de la crèche.

 

Son entrée en Autriche date de 1814. Fanny von Arnstein (1758-1818) dresse le premier sapin de Noel à Vienne. Dans ses salons, la haute noblesse viennoise se presse. L’épouse de Charles Louis d'Autriche (archiduc d’Autriche 1771-1847), Henriette von Nassau Weilburg reprend le flambeau.


Ce sapin de Noel va faire des petits, rentrer dans toutes les chaumières
et devenir un des symboles mondiaux de Noel.




Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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Mercredi 24 décembre 2008
- Publié dans : Traditions autrichiennes
Noël est pour les familles une fête un peu particulière, la famille se rassemble et l’on festoie. Que l’on croit au père Noël ou non, que l’on donne à cette fête un caractère plus religieux où que l’on parte en vacances à la neige, Noël reste magique.

 

Alors que certains pays basent leur menu sur la dinde comme plat principal d’autres régions d’Europe fêtent Noël plus frugalement.

 

Noël dans la tradition tyrolienne !

 

L’après-midi du réveillon, l’on rencontre beaucoup de pères sur les pistes de ski ou de luges car les mères préparent le sapin. Le sapin est normalement installé le 24 décembre dans l’après-midi et quand les enfants rentrent de promenade, ils découvrent le conifère décoré qui attend non pas le père Noël car en Autriche, il n’existe pas, mais l’enfant Jésus. Les décorations traditionnelles se distinguent par des personnages en paille et des bougies naturelles.

 

Selon l’âge des enfants, soit les familles iront à la messe de Noël de 17 heures ou soit à celle de minuit qui a lieu à 23 heures.

 

Vers les 18/19 heures (selon les familles) une petite clochette sonne… Elle indique que Christkindl (l’enfant Jésus a apporté les cadeaux) est passé. Mais avant la distribution des cadeaux (Bescherung), la famille réunie chante autour du sapin des chants de Noël ou religieux comme « Douce nuit, sainte nuit ».

 

Le repas traditionnel est fait d’une soupe aux vermicelles avec des saucisses de Frankfort coupées en rondelle suivie d’un plat froid de charcuterie et de pain bis. Le dessert est composé d’orange, de pommes, de noix et de petits gâteaux secs qui ont été préparés avec amour  tout le temps de l’Avent.

 

Je vous souhaite à tous un Joyeux Noël !




Par Maous Artiste Défiant l'Olibrius
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