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Durant
l’hiver, le seul feuillage, qui a résisté à la neige, au vent, au gel à côté du feuillage persistant des conifères, est le marcescent. Dans les parcs, dans nos jardins, la charmille ressemble à un fossile presque à un dinosaure résistant à l’ère glacière.
L’effeuiller serait un crime tant ce feuillage nous offre une palette de couleurs dorées qui
enchante notre regard. Ces feuilles pourtant légères comme des plumes tiennent le coup pendant l'hiver et offrent une protection appréciable contre les brises hivernales aux petits oiseaux… jusqu’au renouveau.
Puis à l’aurore du printemps, la nature sonnera la diane et annoncera aux habitants du jardin que le beau temps est revenu. La charmille ayant une grande soif de verdure abandonnera ses feuilles blondies, si tendrement gardées durant l’hiver, au profit de jeunes pousses.
Une rapide évaluation au pied de l’arbre montrera que les charmantes frondaisons jaunies ne sont même
pas bonnes à fumer dans un brûle-gueule. Qu'importe, elles seront
vite oubliées car l’herbe les entraînera au tréfonds de la terre. Transformées en humus, elles enrichiront le sol pour que le cycle incessant de la nature poursuive son chemin.